Photos et cartes postales

Genève, le pont du Mont-Blanc

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Éditeur : Kunstanstalt Lautz & Balzar, DarmstadtN° de carte : 50024
Commune : GenèveLieu-dit : Pont du Mont-Blanc

Le premier pont du Mont-Blanc fut érigé en 1862 par les ingénieurs Chantre et Blotnizki. Il fait partie d’un axe principal de traversée de la ville, était et sera toujours fortement sollicité par le trafic. C’était un pont continu en tôle à hauteur variable, avec une membrure inférieure en forme d’arc. Le tablier, d’une largeur de 16mètres, était constitué de dalles en grès, supportées par des poutrelles longitudinales affectant la forme d’un V renversé, d’une longueur totale de 250 mètres avec 12 travées de 21mètres environ.

Ce pont souffrait de nombreuses erreurs de conception et d’une mauvaise prévision des sollicitations, ce qui provoquait des inflexions permanentes perceptibles à l’œil et certaines dalles se rompaient fréquemment au passage d’essieux fortement chargés. Suite à l’électrification du réseau de tramways et de l’arrivée de lourdes locomotives, les autorités décidèrent de renoncer au renforcement du pont et d’entreprendre une réfection complète de la charpente métallique et du tablier.

Six projets furent déposé auprès des experts mandatés par les autorités genevoises en 1902 ; deux en métal et quatre en béton armé. La variante du projet Autran a été retenue, de par sa grande facilité d’exécution, son contrôle aisé durant la construction, ses appuis permettant librement la dilatation et le mode de sollicitation des piles adéquats.

La charpente métallique comprend 7 poutres principales en tôle, espacées de 2,9 m formant 12 travées solidaires. Les 10 travées intermédiaires ont 21,2 m de portée à l’entre-axe des appuis, et les travées extrêmes, seulement 198,6 m. La longueur totale du pont est de 252 m. C’était la plus longue poutre continue à âme pleine de Suisse. Le pont est ancré sur la pile centrale par l’intermédiaire d’un appui fixe à rotule et se dilate librement vers chaque extrémité au moyen de chariots de dilatation également articulés. Afin de permettre ces déplacements sans détérioration de la chaussée, l’ingénieur a disposé au droit de chaque culée, une pièce de dilatation, avec un joint recouvert d’une tôle striée. Les canalisations d’eau, de gaz et d’électricité étaient suspendues à des crochets, entre les poutres des trottoirs et accessibles par-dessous. L’ancien garde-corps, datant de 1862, a été réparé et consolidé, de sorte que l’aspect général du pont n’a pas été modifié. La largeur du pont a été portée de 16 à 19 m, pour implanter une double voie de tramway au milieu de la chaussée, et de permettre ainsi la circulation charretière en dehors de ces voies.

Le pont fut élargi en 1965 par Tremblet & Cie SA, pour atteindre une largeur de 26,8 m. Depuis lors, il comprend une chaussée de 20 m et deux trottoirs de 3 m, réalisés au moyen d’encorbellement en construction métallique ancrés dans la structure initiale par des tirants précontraints. Les fondations ont été renforcées par une ceinture en béton armé avec des ancrages ; la maçonnerie fut injectée à l’aide d’un coulis de ciment et une protection par enrochement fut exécutée.



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